mercredi 3 juillet 2013

Un tour à Uluru




Qui ne peut pas être impressionné devant le majestueux rocher d’Uluru. Ce symbole « australien » accueille tout de même plus de 400 000 touristes chaque année.
On décrit souvent Uluru comme un monolithe mais il est en fait la partie émergée d'une formation rocheuse du sous-sol dégagée par l'érosion.
Une de ses caractéristiques est de changer de couleur allant du rouge ocre en plein soleil, au gris argenté avec des nuances noires en temps humide dues à la formation d'algues le long des goulottes naturelles. 


Le rocher d’Uluru (dénomination aborigène) est situé sur une zone protégée et est classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 1987. Il y a encore quelques décennies, le lieu était connu sous le seul nom d' Ayers Rock, nom donné par l'explorateur William Gosse le 19 juillet 1873.
Le 26 octobre 1985, au cours de l'Handback Ceremony, le peuple Anangu reprend ses droits sur le rocher et récupère son titre de propriété, en échange de quoi il loue cette terre au gouvernement australien. Un centre culturel permet de faire découvrir aux touristes les traditions, les légendes, les langues et  l'histoire des aborigènes.
Les infrastructures touristiques au pied d'Uluru date des années 1940, pour des raisons environnementales, il a été décidé au début des années 1970 de déplacer toutes les installations en dehors du parc dans la petite ville de Yulara, un complexe touristique situé à une dizaine de kms.  

Le rocher étant sacré pour les aborigènes, les Anangu eux-mêmes ne l'escaladent pas. Son ascension est vivement déconseillée à ceux qui se soucient de respecter leurs croyances, le chemin qui mène au sommet passe par une piste sacrée qui selon la légende était traversée par les dieux lors du « Temps du rêve » pour y créer l’Univers. Ce chemin était parcouru annuellement par diverses tribus aborigènes afin de perpétuer la mémoire et de stimuler les esprits.
 Il est rapporté sur un livre de confessions que ceux qui volent un bout de pierre d’Uluru ou ceux qui ne suivent pas l’interdiction d’escalader subissent de nombreux malheurs. Alors si vous ne souhaitez pas être touché par les mauvais esprits ne vous avisez pas d’escalader Uluru…  Quant à moi j’ai expérimenté ce lieu de sacre avec mon vélo tout terrain pour une balade autour du rocher de 10 kms. Un souvenir  magique pour un mémorable anniversaire !!!


lundi 10 juin 2013

En route vers le rocher magique d'Uluru!

Pression des pneus vérifiée, changement du filtre moteur fait, vélo chargé sur le toit, réapprovisionnement de 90 litres d'eau fait, jerrican d'essence rempli, achats alimentaires pour la semaine faits, rangement total du van fait.
Les préparatifs auront pris un certain temps mais ceci est nécessaire car la traversée jusqu'à Uluru depuis Adélaïde compte près de 2000 kms (dont une partie de désert).

Après avoir fait nos adieux à notre super pote garagiste Tommy qui nous aura bien aidées pour les préparatifs, et après avoir récupéré nos deux acolytes Jaimee & Dom, nous voici sur les routes. La suite des news dès qu’on aura à nouveau internet. Bisous!!!





Adelaïde et ses trésors cachés



Adélaïde est par sa population, la cinquième ville d'Australie et la capitale de l'Australie méridionale. C'est une ville côtière, qui est plutôt calme mais considérée selon les plaques d’immatriculation locale comme l’état des festivals. Avant l'arrivée des Européens, la région était occupée par les populations aborigènes Kaurnas. 
    
Le temps ensoleillé n’aura pas été au rendez-vous pendant notre séjour, mais nous aurons réussi à inclure dans notre emploi du temps une soirée au pub, un concert country aux premières loges, et une balade au zoo. Une agréable journée en compagnie du couple franco-japonais Haruna et Eric qui nous a permis de découvrir des animaux plus extraordinaires les uns que les autres. Comment oublier ces instants tendresse avec les kangourous qui ne semblent pas effrayés par notre présence ou quelques caresses de koalas, ces animaux qui ont une vie plutôt sympa (20 heures de sommeil et 4 heures de repas par jour). Il y a aussi ces animaux surprenants tel que le wombat dont on a peine à croire qu’il peut courir jusqu’à 40 kms/heure étant donné son air nonchalant. Autre surprise du zoo : les spatules ne se trouvent pas uniquement en cuisine en Australie… mais sur le bec de ces étranges canards les « spoonbill », un accessoire plutôt utile qui leur permet de détecter les moindres vibrations sous l’eau. Nous avons pu également découvrir les célèbres dingos qui tirent plus du loup que du chien contrairement à leur apparence. Leur caractère féroce et dangereux pour les éleveurs de moutons a obligé le gouvernement australien à construire la barrière en barbelé  la plus grande du monde soit près de 5320 kms de barbelés. Les aborigènes à l’époque n’en étaient pas effrayés puisqu’ils les utilisaient pour chauffer leurs lits avant le coucher.






Après cette épopée animale, nous avons voyagé et fait un retour dans les années 50 grâce au drive-in cinéma d'Adélaïde où nous avons pu regarder un film depuis notre bien aimé Mitsu. Le film était comme on pourrait le nommer un « navet » mais quel ultime plaisir de pouvoir s’installer dans son van chéri, et déguster fromage sur canapé et bière fraiche. 




dimanche 2 juin 2013

Découverte de la Barossa Valley


Après toutes ces mésaventures, un peu de détente et de tourisme est nécessaire pour apprécier à sa juste valeur cette belle vallée. La Barossa Valley est une région viticole réputée, qui malgré sa taille compacte de 25 kms de long produit 21% des vins australiens (essentiellement des rouges corsés). Pour la petite histoire, les villes locales bénéficient d'un patrimoine germanique qui date de 1842. Fuyant les persécutions religieuses en Prusse et en Silésie, les colons, partis avec des pieds de vigne, fondèrent leur communauté où perdurent les traditions allemandes. On peut y remarquer des traces d'architectures germaniques telles que les flèches des églises gothiques et des maisons en pierre omniprésente.

Notre programme de visite a été le suivant:

 - faire un tour à la Barossa Valley Cheese Factory d'Angaston - où sont fabriqués des fromages artisanaux; nous n'aurons cependant pas le droit de visiter les ateliers mais achèterons en outre un délicieux formage de chèvre à croute lavée appelé "Petit Prince"

- la visite de la Keg Factory - fabrique de tonneaux: qu'on peut littéralement appelé un attrape-touriste. Ici on fabrique des tonneaux miniatures et des objets de décoration de bois. A notre grande surprise, on apprendra que les grands tonneaux de vin utilisés par les caves locales sont importés depuis la France.Qu'ajouter d'autre que "Vive la France!"

- Le Whispering Wall a été la visite la plus surprenante; le barrage d'eau du Barossa situé à 13kms au sud de Tanunda est une gigantesque courbe en béton qui offre une acoustique étonnante: un chuchotement d'un bout du mur s'entend clairement à l'autre extrémité.
  

 
- L'atelier de Rose-Anne Russell à Springton qui vous accueille les bras ouverts avec son mari pour vous en mettre plein les yeux.

Depuis quelques années cette cinquantenaire fabrique de toutes pièces de magnifiques objets de cuir, passant des bottes, à sacs à mains, chaussures, ou porte-monnaies rigolos plus colorés les uns que les autres.
Pour plus d'info, visitez son site internet, possibilité de livraison à l'étranger.
http://www.rose-annerussell.com.au/



- N'oublions pas de citer les dégustations de vins gratuites qui nous ont permis d'apprécier quelques bons crus. On vous conseille: Kies à Lyndoch pour sa palette variée de vins dont chacun dispose d'un caractère marqué, le château de Mc Guigan et restaurant pour son allure de village allemand (la propriété a reçu un grand nombre de prix pour ses vins) et la cave Henschke pour tout savoir sur son histoire familiale.






Après tout cela, nous avons - avec Marie travaillé à la Rosedale Farm pendant deux semaines dans les vignes de la famille Causby. Après avoir enfilé nos bottes en caoutchouc et munies de nos vieilles fourches rouillées, nous, petites fermières avons réussi notre mission: nettoyer les pieds de vigne et vérifier que les moutons se portent bien.  Tout cela sous les yeux attentifs de Poppy, Molly et Lucy entourées de vignobles à perte de vue dont nous ne nous sommes pas lassées un instant!!

 
 








dimanche 19 mai 2013

Bienvenue en Australie du Sud


Nous quittons Mildura, le cœur plein de joie, 400 kms de contrées arides qui nous font penser aux paysages d’Afrique qu’on découvre sur les reportages de la Cinq.
Mitsu (notre bien aimé Van) roule à toute allure, sauf quand il aborde une belle montée avec le vent de face.  Arrêt pour la nuit à Nuriootpa dans la Barossa Valley où nous trouvons une aire de repos pour que notre acolyte italien puisse planter sa tente. Après une nuit agitée (où Alessandro s’est battu contre vents et marées, pour ne pas que la tente s’envole et subisse un orage persistant…), nous sommes réveillés de bonne heure. Le programme préparé au millimètre, plus que quelques jours et la Barossa Vallée n’aura plus de secret pour nous ! Mais cette aire de repos est tellement sympathique que « Mitsu » décide d’y rester pour admirer le paysage. C’est alors que commence une folle journée, non pas de visites et découvertes de cette région viticole mondialement connue, mais une journée de dépannage.

1ère piste : problème de batterie…
Marie d’un pas décidé affronte les automobilistes de la Sturt HightWay. Grâce à ses grands signes et son placement stratégique au milieu de la route, Marie arrête de l’Australien coûte que coûte. L’heureux élu : un cinquantenaire très sympathique, qui a décidé de nous aider malgré un emploi du temps chargé (il est propriétaire de l’écurie prestigieuse de Tanunda).  Direction le centre ville de Nuriootpa pour l’achat de câbles batterie afin de recharger notre imbécile de « Mitsu », car quand « Mitsu » a décidé de faire des siennes, il n’est plus l’élu de notre cœur ! Évidemment, cela aurait été trop simple si notre panne était due à un simple problème de batterie ! 30 minutes d’acharnement ne suffiront pas à réveiller le corps inerte de « Mitsu » le fainéant.

2ème piste : trouver un garagiste tout terrain pour rendre visite à « Mitsu »
Débarquées à Nuriootpa par notre sauveur, nous rentrons chez un concessionnaire haut de gamme, et nous apprenons avec étonnement que les garages automobiles ne se déplacent pas pour dépanner un véhicule. Nous devons souscrire à un service national de dépanneur appelé le RAA moyennant une cotisation annuelle de 233 dollars (l’équivalent d’une grande plateforme téléphonique qui vous pose des tas de questions inutiles, et a de gros problèmes de communication en interne « Ah bon vous êtes toujours en panne ?.. »).  Résultat : L’attente prévue à 30 minutes a subi un décalage horaire d’une heure supplémentaire. Pour faire passer la facture salée, on squatte le concessionnaire et noie notre chagrin à grand coup de cafés et de sucreries au caramel. 
   
  
3ème piste: Mitsu va-t-il mourir et nous abandonner à notre triste sort de sans abris ?
Retour à la case départ : l’aire de repos. Le garagiste inspecte la bête selon lui le problème viendrait à 75% du « coil ». Nous avons trouvé notre ennemi, c’est le « coil », ce fichu « coil » dont nous ne prendrons pas le temps de vérifier la traduction française (car comme on dit Trop de mécanique tue la mécanique). Ni une ni deux, nous partons à la recherche du « coil » adéquat pour notre Mitsubishi 1989 mais cette fois-ci tractées par notre super garagiste et son 4X4 dernier cri. 


 
4ème piste: Alors c’est le « coil » ? 
Le lendemain, après la réception du fameux « coil » en magasin , notre cher garagiste arrive pour le changement de la pièce et c’est avec grande joie que Mitsu ronronne de bonheur prêt enfin à découvrir les vignobles de la Barossa Valley (et non pas uniquement ses garagistes).
 


dimanche 12 mai 2013

Au revoir Barham, des souvenirs plein la tête!

C’est avec grand regret que nous quittons le village de Barham qui nous a accueillies les bras ouverts. Nous garderons en mémoire tous ces gens formidables qui ont fait leur maximum pour que notre séjour ici se passe dans les meilleures conditions.

Allan et Gaël (Photo 1) de la ferme laitière grâce à leurs filons qui nous ont permis de trouver du travail mais aussi leur gentillesse et leurs bons plats, Jackie et Tara de la coopérative qui nous ont aidées pour nos démarches administratives, Tonton Danny (Photo 2 et 3) comme nous l’avons surnommé avec affection pour sa générosité et son œil bienveillant, ainsi que notre cher boss (Photo 4) qui nous a laissé notre indépendance au travail. N’oublions pas notre adoré Bruce (Photo 5) qui nous a chouchoutées et aidées à remplir quelques bins.
  






  
Cliquez sur le lien suivant pour voir où habitent les chaleureux habitants de Barham.