vendredi 16 août 2013

C'est les vacances ma soeur!!! Au East Mc Donnell Ranges



C’est l’histoire de trois filles qui décident de partir à l’aventure; le voyage ne durera qu’une journée mais il aura des airs de Road Trip rassemblant à la fois: folie, fraîcheur et découvertes. Il y a deux Emilie, françaises l’une comme l’autre, mais une aux yeux bridés et l’autre non ainsi que Soyung, notre coréenne préférée.
1er arrêt à Emily’s Gap: nous sommes assez fières, ma jumelle de prénom et moi-même de nous sentir un peu comme chez nous, dans cette enclave aux couleurs rouge ocre. 
Ici, c’est le lieu de culte des 3 caterpillars (les 3 chenilles), dont nous découvrirons plus loin, les peintures envoûtantes et intrigantes; l’art aborigène en pleine nature me rappelle mes souvenirs de découverte de la grotte de Lascaux lorsque j'étais une petite fille.
Ces trois magnifiques peintures ont été exécutées par Intwailuka, une figure emblématique aborigène. Pour effectuer cette peinture il a mélangé de la terre rouge et du citron, avec de la graisse animale et appliqué la mixture sur la surface du rocher. Ces trois chenilles ont une grande signification pour la tribu Arrente; l’artiste raconte que lors d’un de ses voyages spirituels, il aurait mangé et cuisiné ces immenses chenilles.
   









2ème arrêt : Jessie  Gap, situé à quelques kms; le peuple Arrente voit en cet endroit la représentation d’un Emu  (Autruche Australienne); le sable qui s’étale sur la roche rouge ferait penser à la graisse de l’Emu. 
A méditer…
3ème arrêt : Le Corroboree Rock (Antanangantana en aborigène: pfffffffioooou…) est un rocher dont la forme a subi un grand nombre d’érosion; en effet, ce rocher daterait de plus de 800 millions d’années. A la suite, nous nous arrêtons aux Trephina Gorge Nature Park , qui n’est accessible que pour les personnes équipées d’un 4x4; il nous faudra revenir quand nous serons riches ;)

Sur le chemin, dans un champ, nous pouvons remarquer les compétences de notre incroyable Soyoung que nous surnommons désormais "la femme qui murmurait à l’oreille des chevaux".



















Dernier arrêt et pas des moindres : le complexe hôtelier Ross River Homestead qui se trouve au milieu de rien : pas de supermarchés, ni de casinos aux alentours, juste l’immensité de contrées arides. Après être entrées dans l’enceinte de l’établissement dont la décoration aurait des airs d’intérieurs de Western Hollywoodiens,  nous sommes interpellées par Ben (qui travaille ici). Ben décide gentiment de nous faire une visite des environs acompagné de son chien fou « Tho ». De surprise en surprise, le 4X4 avance, grimpe, dégringole, et une multitude de paysages magnifiques s’avancent devant nos yeux ébaillis. « Bienvenue au Paradis » nous répètera notre hôte.
Pour clôturer cette belle journée, nous montons sur une colline escarpée pendant une 20 aines de minutes et arrivons à temps pour découvrir le coucher de soleil le plus beau de notre vie.
Le East Mc Donnell Rangers est désormais gravé dans notre cœur à jamais et cette journée d’aventure aura été épique ! A vous les studios
Et surtout: Don’t forget to be happy !!












lundi 5 août 2013

Visite des Wallabies avec Ronnie et compagnie

Vidéo par notre japonnais préféré: Tatoo!!
http://www.youtube.com/audio?video_referrer=watch&v=rs_60eWAQko

8 minutes de bonheur où une maman Wallabie et son petit situé dans la poche de son ventre viennent se nourrir à quelques pas de nous.

Un moment de grâce et d’émerveillement!

dimanche 4 août 2013

A place called home: Chez Ronnie





Ici, c’est la nouvelle famille; tous éloignés de nos proches, on se sent un peu mélancoliques; du coup, le fait de vivre ensemble nous fait oublier qu’on est loin de ceux qu’on aime !!
Le patron de cette joyeuse communauté, c’est Ronnie: ce septuagénaire amical prend soin de nous comme ses enfants: 33 enfants, c'est dur à gérer vous me direz, mais il sait super bien le faire. Il y a quelques années, Ronnie a acheté cette ancienne auberge de jeunesse aborigène pour en faire un lieu d’habitation communautaire. Ici, on arrive les clés en main; Ronnie fait notre lit, nous donne un vélo, une laverie gratuite avec le fer et la table à repasser pour nos fringues de travail.
Situé dans le quartier est d’Alice Spring , ici on est pas loin du Bush comme l’appelle les Australiens : le Bush, ici, ce sont d’immenses forêts vertes entourant la Todd river, une rivière sèche qui ne voit pas souvent l’eau.
Je vais bosser tous les jours en vélo, et c’est toujours un plaisir de voir les vrais habitants de l’Australie : les Aborigènes, assis dans le Bush à contempler le soleil.
Ici, on se croirait un peu un peu en Afrique. Nous, blancs que nous sommes, avons oublié ce qu'est que contempler le soleil, trop pressés, à courir après l’argent et nos carrières professionnelles qui pourront nous rendre enfin riches.
Ici, à Alice Spring, on est au milieu de rien; si on pense qu' à l’Est, l’Ouest, Sud, ou Nord, il y a 2000 kms de désert, on se doute bien qu’il vaut mieux accepter les gens comme ils sont et être le plus accueillant possible avec quiconque croisera notre chemin.
Voilà, la vie à Alice, c’est chouette. Je rends l’antenne, à vous les studios,
Votre devouée reporter,


Kissssssssss !
 





mercredi 3 juillet 2013

Un tour à Uluru




Qui ne peut pas être impressionné devant le majestueux rocher d’Uluru. Ce symbole « australien » accueille tout de même plus de 400 000 touristes chaque année.
On décrit souvent Uluru comme un monolithe mais il est en fait la partie émergée d'une formation rocheuse du sous-sol dégagée par l'érosion.
Une de ses caractéristiques est de changer de couleur allant du rouge ocre en plein soleil, au gris argenté avec des nuances noires en temps humide dues à la formation d'algues le long des goulottes naturelles. 


Le rocher d’Uluru (dénomination aborigène) est situé sur une zone protégée et est classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 1987. Il y a encore quelques décennies, le lieu était connu sous le seul nom d' Ayers Rock, nom donné par l'explorateur William Gosse le 19 juillet 1873.
Le 26 octobre 1985, au cours de l'Handback Ceremony, le peuple Anangu reprend ses droits sur le rocher et récupère son titre de propriété, en échange de quoi il loue cette terre au gouvernement australien. Un centre culturel permet de faire découvrir aux touristes les traditions, les légendes, les langues et  l'histoire des aborigènes.
Les infrastructures touristiques au pied d'Uluru date des années 1940, pour des raisons environnementales, il a été décidé au début des années 1970 de déplacer toutes les installations en dehors du parc dans la petite ville de Yulara, un complexe touristique situé à une dizaine de kms.  

Le rocher étant sacré pour les aborigènes, les Anangu eux-mêmes ne l'escaladent pas. Son ascension est vivement déconseillée à ceux qui se soucient de respecter leurs croyances, le chemin qui mène au sommet passe par une piste sacrée qui selon la légende était traversée par les dieux lors du « Temps du rêve » pour y créer l’Univers. Ce chemin était parcouru annuellement par diverses tribus aborigènes afin de perpétuer la mémoire et de stimuler les esprits.
 Il est rapporté sur un livre de confessions que ceux qui volent un bout de pierre d’Uluru ou ceux qui ne suivent pas l’interdiction d’escalader subissent de nombreux malheurs. Alors si vous ne souhaitez pas être touché par les mauvais esprits ne vous avisez pas d’escalader Uluru…  Quant à moi j’ai expérimenté ce lieu de sacre avec mon vélo tout terrain pour une balade autour du rocher de 10 kms. Un souvenir  magique pour un mémorable anniversaire !!!